Préférez-vous des années de mobilisation à des années de lamentation ?

Ce premier forum consacré au redressement de la France visait tout à la fois à confronter les paroles des forces vives de notre pays et à faire entendre notre originalité. De vraies tables rondes avec une trentaine de participants pour chaque table ronde de haut niveau, anciens ministres, chefs d'entreprise, responsables d'association, journalistes, cadres d'entreprise, micro-entrepreneurs…

Nous reviendrons prochainement sur les trois tables rondes qui ont rythmé ce forum :
1 – Produire en France
2 – Equilibre et croissance
3 – Produire durablement

Mais pour vous donner envie de lire le discours de clôture(http://bayrou.fr/forum/forum-1), voici quelques extraits :

"(…) Nous pouvons en sortir, même s'il faudra des années, mais je préfère des années de mobilisation à des
années de lamentation.

Nous pouvons en sortir à condition de choisir la stratégie claire et solide que la situation exige de
tourner la page sur nos faiblesses et sur la première d'entre elles, la division du pays quand il s'agit de
l'essentiel.

Je vais être plus précis encore. La vraie cause de la morosité française, de la dépression dans laquelle le
pays donne parfois l'impression de s'enfoncer, ce ne sont pas les défis qui sont devant nous, c'est que
nous n'avons pas encore commencé à nous y attaquer.

Nous avons cédé à l'agitation factice et repoussé sans cesse les décisions, les réformes qui s'imposent
au lendemain et rien au fond n'est plus angoissant.

Retrouver la production : il n'existe aucun autre moyen de rétablir la situation de la France.

Il n'y a pas d'emploi sans production. Il n'y a pas d'intégration des jeunes dans la vie active sans
production. Il n'y a pas de pouvoir d'achat sans production. Il n'y a pas de finances publiques en
équilibre sans retour de la production et, symétriquement, il n'est pas de retour à la production sans
retour à l'équilibre.

(…)Nous ne devons donc pas céder au mensonge. Il faut avoir la force et le courage d'affirmer que ce n'est
pas en fermant les sociétés qu'on les sauve, mais c'est en acceptant qu’elles demeurent ouvertes."

(…) De même que, dans un pays donné comme le nôtre, comme la France, il faut un aménagement du
territoire, des activités harmonieusement réparties, des régions équilibrées, de même il faut des activités
au plus près des populations harmonieusement réparties dans l'espace européen.

Il faut, pour que l'Europe marche, qu’elle soit formée d'un ensemble de pays également en bonne santé
et pas un déséquilibre entre des pays en santé éclatante entourée d'autres, de jour en jour, plus fragiles.

L'Europe, c'est un équilibre, c'est même la civilisation de l'équilibre et elle doit aussi s'exprimer dans la
répartition des activités sur le sol des pays qui la forment."

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